• ALM

FLORA COQUEREL, PRESIDENTE DE L'ASSOCIATION KELINA



Flora Coquerel, Miss France 2014, Fondatrice et présidente de l'association KELINA 


ALM: Bonjour Flora, Pouvez-vous vous présentez-vous aux lecteurs d’African LeadHers Mag? 

FLORA: J'ai 23 ans, j'ai vécu l’aventure miss France en 2014 et je suis à présent, mannequin et entrepreneur. Je suis également présidente de l’association KELINA avec laquelle nous construisons une maternité au Bénin. Et, dans le même temps, je prépare un documentaire autour du WAX, intitulé « Wax in the city ». Il sera diffusé le 1er juillet prochain sur Paris Première. 


ALM: Que retenez-vous de votre aventure Miss France ?

FLORA:Je ne m'attendais pas à vivre une telle aventure, elle est un peu survenue par hasard dans ma vie… Avec elle, j’ai grandi, découvert des choses aussi bien sur moi que sur la France, ou même d'autres pays dans le monde. Lorsqu'on est jeune, à part des voyages scolaires, on n’a pas forcement l'occasion de voyager et de vivre ce genre d’expériences. L’aventure Miss France m’a ouvert beaucoup de portes dont il faut savoir se servir correctement. 


ALM: L'un des engagements d'ALM est le Développement Durable particulièrement celui qui s'applique à l'Afrique, son environnement, son économie, sa vie sociale au travers principalement des enfants, de la femme et la future femme. Nous nous reconnaissons à travers vous et votre engagement avec Kelina. Pouvez-vous nous en parler ? 

FLORA: J’ai créé l’association KELINA en 2014. J’ai été immergée dans le milieu associatif depuis mon plus jeune âge par mes parents. Ils avaient une association qui a effectué des parrainages scolaires, aidé à la construction d’écoles et de forages, au Bénin principalement. Alors quand j’ai été élue, je me suis dit qu'il fallait absolument que j’agisse à mon tour. Je trouvais dommage de ne pas profiter justement de mon image de miss France pour faire passer ce message de solidarité que m’ont inculqué mes parents. Lors d'un voyage au Bénin, j'ai pu rencontrer le président et nous avons demandé à la population locale quel était leur besoin fondamental. Des nombreux projets qui en sont sortis, c’est celui de la maternité et nous avons décidé de porter. La première pierre a été posée en juillet 2016 et le projet est en cours de réalisation. 


C'est une lutte au quotidien parce qu'il faut récolter de l'argent pour une construction aussi importante. Ce n'est pas acquis mais c'est important d'être engagée, ça donne une raison, un sens à tout ce qu'on fait. Quand je compare, par exemple ma vie actuelle à mon année miss France, j'avais l'impression de simplement parler de mes engagements tandis qu’aujourd'hui, il s’agit d’une partie intégrante à ma vie. En termes d'investissements, j'organise un dîner de charité en octobre avec de potentiels investisseurs et en tant que présidente, je veux m’assurer que tout se passe pour le mieux. Il y a beaucoup de travail certes, mais on y arrivera. Si tout se passe bien, on espère ouvrir la maternité en 2019.




ALM: Beaucoup de personnes engagées créent des associations qui, faute de communication ou de dons, finissent par tomber dans l'ombre. Quel est votre conseil ou stratégie quand vous parlez de la vôtre?

FLORA: Le fait de tenter des collaborations avec des marques peut être enrichissant et permettre de promouvoir le message véhiculer par l'association. Par exemple, en janvier j’ai eu l’occasion de collaborer avec LA BRIGADE DE L’AMOUR. Un concept innovant et positif en effet, la marque transmet des messages positifs et d’Amour sur des sweat-shirts.


ALM: Vous arrivez à jongler entre deux mondes plus ou moins opposés, arrivez-vous à partager votre vision du monde dans le milieu de la mode? Comment votre entourage vous encourage-t-il dans vos engagements?

FLORA: C'est vrai que le caritatif est un monde à part mais qui concerne tout le monde, qu'on soit médecin, secrétaire… Mais c'est vrai que le monde de l'art, la mode sont un peu écarté du caritatif parce qu'on est dans un monde où il y a énormément de superflu et de superficiel. C'est assez difficile de trouver un moyen de communiquer de la bonne façon mais il y a énormément de personnes qui ont les pieds sur terre et qui arrivent à le faire, donc finalement, bien qu'ils soient complètement différents, on arrive toujours à trouver une oreille qui est prête à nous écouter.


ALM: On vous voit apparaître dans différents programmes télévisés, est ce que vous choisissez vous-même les programmes dans lesquels vous apparaissez?

FLORA: Il est vrai que je reçois de nombreuses invitations pour des programmes télévisés, mais faire de la télé n’est pas du tout mon but. J'essaie de faire le tri et de sélectionner ce dans quoi je préfère apparaître, avec des sujets qui m’intéressent et me correspondent comme la Mode, l’Afrique. Le documentaire que j’anime sur le Wax et qui sera prochainement diffusé sur Paris Première, fait partie des projets qui me correspondent réellement.


ALM: Avez-vous connu des échecs qui vous ont permis d'être la femme que vous êtes aujourd'hui?

FLORA: Oui, forcément, on vit tous des échecs. J’en ai connu plusieurs dont mon retour à en classe de BTS commerce international, après Miss France, ou encore par rapport à des projets qui me sont propres. En effet, tous ce qui m'anime vraiment c'est de créer quelque chose qui m'appartienne et pour cela j’ai travaillé sur différents projets qui n'ont pas abouti. C’est vrai que ce sont des échecs mais je les vois plutôt comme des leçons parce que si ça n'a pas marché c'est qu'il y a quelque chose qui a été mal fait et il y a une leçon à en tirer. Quand on veut être entrepreneur il y a toujours des moments où on se rend compte que l’on est pas sur le bon chemin et on fait en sorte de changer la trajectoire on espérant que ce soit la bonne cette fois.


ALM: Selon vous, quelle est la définition parfaite d'une LeadHER?

FLORA: Pour moi, une LeadHER sait s'assumer, est sûre d’elle et de ses choix, tout en sachant se remettre en question. C’est également être à l'écoute des autres et du monde qui nous entoure parce qu'on est dans un monde qui change énormément et même si on a l'impression qu’il y a des choses qui sont acquises, on peut très vite se perdre.


ALM: Quelle femme africaine vous inspire le plus?

FLORA: (Rires) En général je réponds ma mère ou ma grand-mère car ce sont des modèles à mes yeux.


ALM: Qu'avez-vous à dire à ceux et celles qui pensent que le physique est l'atoût premier pour réussir?

FLORA: C'est complètement superficiel. C'est vrai qu'aujourd'hui malheureusement on est dans une société où l’on est aveuglé par le physique mais je pense qu'il faut toujours creuser un peu plus et aller au-delà de l'apparence des gens.


ALM: Qu'est ce qu'on peut vous souhaiter pour les mois à venir?

Flora: De voyager encore plus, mais surtout d'être en bonne santé (rires)



Merci d’avoir consacré votre temps à African LeadHers Mag, on vous souhaite le meilleur pour la suite de vos projets. Pour en savoir plus sur Flora Coquerel, visitez sa page Instagram @floracoquerel.

IMG_1889.PNG